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empreinte écologique de l'habitat
Empreinte écologique de l'habitat ?
Sommaire
- Qu'est-ce que l'empreinte écologique ?
- Pourquoi s'intéresser à l'empreinte écologique de l'habitat ?
- L'air de la maison plus polluée que l'air extérieur
- La charte de l'environnement (loi constitutionnelle)
L'empreinte écologique de l'humanité est mesurée comme la surface terrestre et aquatique biologiquement productive qui est nécessaire à la production des ressources consommées et à l'assimilation des déchets produits par l'homme.
L'unité de mesure utilisée est l'hectare global.
Une étude fondamentale réalisée en 2002 montre qu'à la fin du 20ème siècle, la consommation moyenne mondiale est de 2,3 hectares par personne.
La consommation moyenne d'un américain nécessite 9,7 hectares
au Royaume Unis 5,4 hectares, en France 5,2 hectares et en Allemagne 4,7 hectares.
L'étude a porté sur six activités humaines requérant un espace biologiquement productif :
- Les cultures
- Le pâturage
- L'exploitation forestière
- La pêche maritime et d'eau douce
- Les infrastructures pour le logement, le transport, la production industrielle, la puissance hydrauélectrique
- La combustion de combustibles fossiles
Cette étude montre que les capacités de régénération naturelle de la planète ont été dépassées en 1980 et qu'en 1999, l'humanité consomme une planète et demi.
C'est une moyenne planétaire et si chacun dans le monde vivait comme un Français, il "faudrait" deux planètes supplémentaires.
D'après le dossier L'état de la planète
avec le soutien du ministère de l’Écologie et du développement durable
étude menée en 2002 par le WWF France et une équipe de 12 chercheurs internationaux
Paru dans la revue L'Ecologiste
La construction de nos habitations a une empreinte écologique qu'il faut minimiser. La prise en compte de cette empreinte doit être intégrée à tous projet de construction dès l'étude d'esquisse.
Elle influencera :
- le choix et la provenance des matériaux (matières premières locales nécessitant peu d'énergie pour leur transformation)
- la qualité sanitaire des composants du gros œuvre aux finitions
- les options énergétiques (énergies renouvelables, isolation, construction bioclimatique)
- la mise en œuvre sans impact écologique majeur
- le traitement des déchets (liquides, gazeux et solides)
- les possibilités de déconstruction et de recyclage
Bâtir autrement, une alternative incontournable !
Les conséquences des activités humaines sur l’environnement sont reconnues et étudiées.
L'épuisement inéluctable des énergies fossiles et des matières premières, la nécessité de cesser la destruction de notre biotope présagent de l'évolution incontournable de l'habitat au 21ème siècle.
Nous savons que la qualité de notre environnement est essentiellement liée à la consommation d'énergies fossiles et de matières premières ainsi qu'à l'assimilation de nos déchets…
Nous observons qu’en France, le secteur du bâtiment représente la plus grosse part des ressources soustraites à la nature (50%) et de l’énergie totale consommée (45,8%) ;
Qu’il contribue aux émissions de CO2 (20%) et génère la moitié de tous les déchets produits ;
Que de nombreuses substances toxiques pour l’homme et son environnement sont répertoriées dans nos produits et matériaux de construction (plusieurs centaines).
En fait, nous constatons que les techniques constructives développées au 20ème siècle sont intolérables pour l’homme comme pour son environnement !
Pourtant, en matière de conception, de produits et matériaux, d’énergie, les solutions existent !…
La maison Basse Energie ou la maison à Énergie Positive, qui produit plus quelle ne consomme, sont aujourd’hui des réalités… Développées principalement en Europe du Nord.
Les matériaux à faible impact environnemental que l’on peut utiliser sans risques sanitaires sont identifiés et disponibles.
Enfin, utiliser les énergies renouvelables, outre l’aspect environnemental positif, réduit sensiblement les coûts d’exploitation d’un bâtiment.
La conception des habitations est une des activités humaines qui se doit de modeler un futur agréable. Leur déconstruction doit être aisée. Leur exploitation ne doit pas générer de pollutions.
Les bâtiments que nous élaborons aujourd’hui définiront les conditions de vie de nos descendants longtemps après leur usage. Elles doivent évoluer rapidement…
…Car aujourd’hui, construire, habiter, vivre… autrement, c’est l’intérêt de tous !
L’air de la maison plus pollué que l’air extérieur...
...à des seuils bien supérieurs aux recommandations de l'OMS.
Les produits incriminés sont les peintures, bois agglomérés et contreplaqués, papiers peints, colles, solvants, revêtements de sol stratifiés, cires, vitrificateurs, bombes aérosols, poêles à pétrole, parfums d'intérieurs, ainsi que les matériaux de gros œuvre toxiques en contact avec l'air intérieur.
En plus de l'introduction dans l'habitat de toute cette génération de produits et matériaux polluants, nos maisons ont été victimes ces dernières années des grandes campagnes d'isolation qui ont entraîné une isolation excessive et souvent mal répartie. Elles sont devenues de véritables espaces de pollutions, à la fois en raison de la toxicité des produits et matériaux utilisés, mais aussi en raison de la très mauvaise aération des pièces.
L'utilisation de matériaux synthétiques (qui empêchent l'évacuation de l'humidité), et la mauvaise aération finissent par installer définitivement l'humidité, entraînant la concentration des polluants et occasionnant des problèmes de santé tels que rhumes à répétition, asthme, allergies, maux de tête et rhumatismes chroniques. Ce sont les jeunes enfants qui présentent le plus de risques, car leur appareil respiratoire n'est pas complètement développé. De même, on ne saurait que trop recommander aux femmes enceintes d'éviter de séjourner dans des espaces ayant fait l'objet de travaux récents. Une étude Allemande a révélé une altération immunitaire à la naissance dans 63,1% des cas où la mère à été exposée à un habitat en travaux pendant sa grossesse.
Pour éviter tous ces problèmes, il faut d'ores et déjà repenser notre façon de construire et de rénover notre habitat et accorder plus d'attention aux principes de la bioconstruction qui concilie parfaitement isolation et ventilation.
Ces principes de base, reposent sur :
L ’utilisation de matériaux sains, non toxiques.
L'utilisation de matériaux qui laissent transiter la vapeur d’eau : cloisons respirantes, peintures naturelles microporeuses.
Le placement mieux étudié des ouvertures de façon à privilégier une aération naturelle rapide.
Hydrocarbures aromatiques (vapeurs d'essence, tabac, poêles à pétrole, sous-couches de moquette, peintures, papiers peints)
Hydrocarbures aliphatiques et benzène (cires, vernis, huiles pour parquet, bombes aérosols, colles)
Formaldéhyde (bois agglomérés, sols stratifiés, colles à moquettes, papiers peints, carrelages, mousses isolantes, laques, colles, vernis, encres, résines, papier, produits ménagers, tabac)
Composés chlorés (antimites, nettoyage à sec, décapants, désinfectants WC)
Terpènes (désodorisants, parfums d'intérieurs, nettoyants parfumés)
Toluène (colles organiques, vapeurs d'essence)
D'après Le guide de l'Habitat Sain
MEDIECO EDITIONS
Avril 2002
Suzanne et Pierre DEOUX
Docteurs en médecine, ils font partie des rares experts et consultants dans le domaine de l'environnement et de la santé.
HABITAT QUALITE SANTE
Pour bâtir une "santé durable"
Les effets sur la santé de chaque élément du bâtiment. Amiante, plomb, radon, légionelloses, acariens… nombreux sont les problèmes qui font actuellement prendre conscience de l'influence importante des bâtiments sur la santé.
La charte de l'environnement
Lisez cette Charte, vous remarquerez que la construction est particulièrement concernée et que votre responsabilité de citoyen est engagée.
Loi constitutionnelle relative à la Charte de l’environnement
Texte adopté le 28 Février 2005 par le Parlement réuni en Congrès et promulgué le 1er Mars 2005 par Jacques Chirac, Président de la République.
La Charte de l’environnement de 2004 est ainsi rédigée :
Le peuple français,
Considérant,
Que les ressources et les équilibres naturels ont conditionné l’émergence de l’humanité ;
Que l’avenir et l’existence même de l’humanité sont indissociables de son milieu naturel ;
Que l’environnement est le patrimoine commun des êtres humains ;
Que l’homme exerce une influence croissante sur les conditions de la vie et sur sa propre évolution ;
Que la diversité biologique, l’épanouissement de la personne et le progrès des sociétés humaines sont affectés par certains modes de consommation ou de production et par l’exploitation excessive des ressources naturelles ;
Que la préservation de l’environnement doit être recherchée au même titre que les autres intérêts fondamentaux de la Nation ;
Qu’afin d’assurer un développement durable, les choix destinés à répondre aux besoins du présent ne doivent pas compromettre la capacité des générations futures et des autres peuples à satisfaire leurs propres besoins ;
Proclame :
Art. 1er. - Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.
Art. 2. - Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement.
Art. 3. - Toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu’elle est susceptible de porter à l’environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences.
Art. 4. - Toute personne doit contribuer à la réparation des dommages qu’elle cause à l’environnement, dans les conditions définies par la loi.
Art. 5. - Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d’attributions, à la mise en oeuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage.
Art. 6. - Les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. A cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l’environnement, le développement économique et le progrès social.
Art. 7. - Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement.
Art. 8. - L’éducation et la formation à l’environnement doivent contribuer à l’exercice des droits et devoirs définis par la présente Charte.
Art. 9. - La recherche et l’innovation doivent apporter leur concours à la préservation et à la mise en valeur de l’environnement.