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Programme Hélios Bio-Espaces

Article n° 2 Publié sur le site en 2011

Les archives de l'écohabitat

Thème : Programme Hélios Bio-Espaces : Une alternative pour habiter demain !

Sujet : Un système global intégré : Le hameau Hélios BIO-ESPACES consomme peu  d'énergie et produit celle qui lui est nécessaire. Il respecte et préserve l'environnement, assure santé, confort et qualité de vie à ses occupants.

ÉTUDE RÉALISÉE EN 2003/2004

le hameau Hélios Bio-Espaces en bord de lac

L'idée est de créer un lieu organisé autour…

du partage…
des espaces extérieurs,
des espaces d'activités professionnelles,
d'espaces privés communs,
d'équipements et de matériels,


de la coopération…
pour la production d'énergie (solaire, éolien, hydraulique, géothermique, biomasse...),
pour la gestion des déchets et rejets (tri sélectif, assainissement écologique…),
pour des déplacements écologiques sur le site et localement (véhicules électriques, à l'huile végétale ou au biogaz…),
pour des achats groupés (matériaux et équipements, alimentation, habillement, ameublement…),


et d'une éthique de vie…
en préservant et protégeant notre environnement,
en appliquant les principes du commerce et des services équitables,
en proposant un modèle social accessible au plus grand nombre,



Imaginons un quartier écologique en copropriété coopérative…

Définissant des espaces où il fait bon vivre, où l'on se porte bien, sain et confortables, modulables à volonté, sans contrainte de maintenance excessive.

Constitué de volumes faciles à chauffer en hiver et qui restent frais en été grâce à leur architecture économe en énergie dont la formalisation bioclimatique, l'isolation et les déperditions sont contrôlées.

De conception écologique,  où la distribution et l'orientation des espaces, le contrôle des champs magnétiques et électromagnétiques, le renouvellement et la qualité de l'air, le traitement des rejets gazeux, liquides et solides, assure le bien-être des habitants et garantie l'absence de dépôts polluants dans l'environnement.

Composé de structures construites avec des matériaux à faible impact environnemental depuis leur prélèvement dans la nature jusqu'à leur élimination ou leur recyclage; des matériaux dont la fabrication et la mise en œuvre ne nécessite que peu d'énergie, choisis parmi les ressources régionales. Utilisant des techniques simple que l'on peut mettre en œuvre soi-même, en chantier participatif ou en chantier école, au moindre coût.

Équipé d'un système global intégré produisant ses énergies renouvelables en utilisant les ressources naturelles du site (solaire, éolien, hydraulique, géothermique...) et produisant sa biomasse pour la production de biométhane.

Constitué d'espaces privés et professionnels groupés afin d'améliorer leur comportement thermique, de limiter leur emprise au sol et de réduire le coût des réseaux (eau, distribution et assainissement, électricité, biogaz…)



Héliogalbe en forêt et titre

ORIGINE
Élaborée pour L' INSTITUT DE L'HABITAT SAIN ET NATUREL par Philippe Protat en 2004, cette étude est issue de nombreuses années d’observations, de réflexions, de doutes et de remises en question. 25 années d’intérêt pour l’évolution des pensées, des démarches et des techniques de construction applicables à l’habitat individuel et collectif, respectueuses des utilisateurs et de l’environnement.


Extraits de l'étude préliminaire élaborée par Philippe Protat
Remerciements pour leur soutien à :
Auguste Galia (dessinateur) et Christophe Jaillet (Architecte DPLG)


UN CONCEPT INNOVANT
Fondé sur un système constructif bois industrialisable 100% pin des Landes, ce concept innovant compile dans un système hybride des procédés techniques utilisant les énergies renouvelables.

Sa conception bioclimatique garantit une faible consommation énergétique globale. Elle intègre les équipements permettant de subvenir à la totalité des besoins en énergie.

Ses composants respectent et préservent l'environnement, ses bâtiments assurent santé, confort et qualité de vie à leurs occupants.

Ce programme architectural répond aux 14 points de la démarche Haute Qualité Environnementale® pour chacun au niveau "très performant". Il s'inscrit dans la démarche du développement durable avec la volonté de favoriser les ressources régionales.


le hameau Hélios Bio-Espaces vue d`avion

QUELLE ALTERNATIVE CREDIBLE ?
Une méthode
La méthode adoptée est d’optimiser les principes employés, tout en minimisant les coûts ; en utilisant de préférence des produits industriels aux réalisations sur-mesure, en adoptant un principe constructif simple et modulaire.
Toutes les solutions retenues ont été choisies selon ce critère décisif : Pour chaque besoin, choisir le produit et le système le plus simple qui réalise les objectifs que l'on s'est fixés.
Le réalisme de l'approche est la clé du succès d'une telle opération.
Pour chaque choix technique se présentant, est donc recherchée la solution qui offre le meilleur rapport qualité/prix/respect des critères Haute Qualité Environnementale*, sans jamais négliger les aspects du confort et de l’esthétique.


POUR QUI CONSTRUIRE SAIN ?
L’habitat sain et écologique : une pratique émergente
D’ors et déjà imposée pour la construction de bâtiment public, la démarche haute qualité environnementale sera rapidement exprimée sous forme de directives, lois et décrets, européens et nationaux, applicables à l’ensemble des constructions.
A titre d’exemple, en février 2003, Qualitel a lancé une nouvelle certification de la qualité environnementale des logements neufs en immeubles collectifs et individuels groupés. 2004 verra la mise en place de nouveaux labels en France.
D’autre part, l’attention croissante pour l’environnement et la santé d’une majorité d’Européen permet d’envisager cette évolution de l’habitat comme inéluctable.
Il reste nécessaire d’apporter la démonstration que la méthode débouche sur des résultats concrets en termes de confort, d’exploitation, de satisfaction des utilisateurs, d’économie à long terme.


La maison Héliogalbe

Une nouvelle approche de la maison individuelle 
Des habitations individuelles de qualité environnementale optimisée, groupées en hameau coopératif autonome en énergie.
C’est une nouvelle façon d’appréhender la copropriété appliquée à un lotissement de type particulier. Elle permettra de gérer la production et le stockage de l’énergie produite par les habitants du hameau constitués en coopérative. Elle offrira aussi la possibilité d’envisager des espaces et équipements collectifs (piscine, jacuzzi, salle de sport, salle de réception…).
Les professionnels de l’immobilier sondés sont séduits par le concept et confirment l’engouement nouveau de leurs clients pour les constructions à ossature bois.


Un département, une démographie en expansion
Choisi pour son climat représentatif favorable à l’expérience et sa forêt fournissant la matière première principale, le département des Landes affiche sa volonté de développer le "tourisme nature" et de privilégier la qualité de vie des résidents permanents.
Selon une projection à 30 ans réalisée par l’INSEE, comme les autres région du sud, l’Aquitaine devrait bénéficier à priori d’une croissance démographique plus forte que la moyenne nationale.
Le littoral Landais est particulièrement concerné par cette tendance migratoire et bénéficie en outre du développement touristique nécessitant d’augmenter chaque année les capacités d’hébergement.
600 000 arrivées en 9 ans (1993/2000) Source : Sud Ouest

Selon une analyse récente du secteur de la maison individuelle publiée dans Sud Ouest Aquitaine Eco  on peut constater que :
- Depuis le milieu de la dernière décennie, l’activité des constructeurs de maisons individuelles connaît une croissance soutenue, qui frôle parfois les 10% par an.
- Les autorisations de construire délivrées par le département des Landes ont augmenté de 24% au cours du premier semestre 2002 par rapport aux chiffres de 2001 et les mises en chantier de 11.4% pour les même périodes (selon les statistiques de la Direction régionale de l’équipement Aquitaine).
Les résultats comparés des années 2001/2002 des chiffres de la construction confirme la tendance constatée dans les données démographiques.
- Par contre, on remarque une pénurie de terrains, déjà limités par la loi ‘’littoral’’ mais surtout par la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain). La mise à disposition de terrains par les communes s’accompagne dorénavant de fortes contraintes en matière d’assainissement et de création de réseau. Tout cela à un coût qui est difficilement supportable pour les petites communes.
Ce projet propose une solution à cet obstacle : le processus de phyto-épuration, station d’épuration végétale, et l’utilisation de toilettes sèches règlent le problème des eaux usées.
D’autre part, la compacité de l’implantation permet d’envisager une densité des constructions supérieure à celle habituellement constatée en lotissement.


COMMENT CONSTRUIRE SAIN ET NATUREL ?
Un avant-projet
Une enveloppe bioclimatique 

En Europe, les expériences d’architectures bioclimatiques traitant l’habitat individuel restent marginales et la démarche consiste le plus souvent à adapter une forme de maison traditionnelle (composée d’éléments cubiques). On y ajoute serres et vérandas, capteurs en toiture, en ajustant éventuellement celle-ci à l’inclinaison voulue, plancher solaire et murs trombe…. “Sur isolée” et bien implantée, l’amélioration du confort et la réduction des coût de chauffage/climatisation d’un tel système est indéniable. Le surcoût occasionné par ces pratiques l’est aussi.

formalisation du bâtiment 1

Poser le problème à l’inverse en concevant une enveloppe adaptée aux conditions climatiques et environnementales est la première démarche de cette étude :
La recherche de la forme qui répondrait au mieux aux besoins de protection thermique, d’éclairage naturel, et de confort ; l’objectif étant d’obtenir un ou plusieurs plateaux aménageables à volonté.
Les résultats des recherches d’avant-projet ont abouti à un volume partiellement enterré, aux toitures végétalisées, arquées, permettant d’atteindre un coefficient de compacité performant et un volume intérieur maximal.


coupe des utilisations saisonnières

Une formalisation
La couverture végétalisée s’impose, principalement afin de réduire l’écart journalier de température des parois entre le jour et la nuit.
La toiture en voûte et l’ossature cintrée permettent d’assurer la surcharge sans devoir utiliser des sections de poutre surdimensionnées. 
La forme et le débord de toiture déterminent les ombres de la façade sud selon les saisons afin de maîtriser toute surchauffe.
Le coefficient de compacité c est excellent afin de réduire les déperditions.
La façade sud, surface de capture des calories solaires, est inclinée selon la latitude d’implantation du bâtiment.
Le système constructif permet une infinité de combinaisons s’adaptant aux besoins d’espaces intérieurs des futurs résidents.

ombres saisonnières 1

ombres saisonnières 2

ombres saisonnières 3

panneau ombres saisonnières

 

Un système constructif
L’ossature du bâtiment est réalisée en bois selon les règles des systèmes constructifs traditionnels poteaux/poutres moisées.
Les poutres cintrées de la couverture sont réalisées en lamellé collé vissé.
Des panneaux OSB (copeaux de bois de pin) à faible teneur en colle sont utilisés pour les ‘’caissons’’ de couverture et de plancher.


Des techniques respectueuses de l’environnement
Pour la production de chaleur et d’électricité

Les besoins en énergie, bien que réduit, nécessite de trouver des sources de production de chaleur et d’électricité. La multiplication de ces sources est la solution adoptée pour garantir un approvisionnement régulier et adapté. De plus la récupération systématique des calories dans les rejets gazeux et liquides chauds est assurée par des échangeurs air/air ou eau/eau.
Les énergies renouvelables choisies pour répondre au besoins énergétiques du bâtiment sont : L’énergie solaire en tant que source de chaleur pour le chauffage, l’énergie éolienne pour créer la dépression nécessaire à la climatisation et à la ventilation, l’énergie géothermique pour préchauffer ou rafraîchir l’air de ventilation, et l’énergie de la biomasse pour la production de biométhane.
Le chauffage est assuré par rayonnement de la voûte plafond et du plancher bas. Les matériaux utilisés restituent les calories dans le volume habitable bénéficiant parallèlement d’une ventilation tempérée. Les calories solaires sont capturées et transportées dans un réseau fonctionnant par thermo circulation d’air. Elles sont stockées dans un volume de galet de rivière. Lorsque l’ensoleillement se révèle insuffisant, une chaudière fonctionnant au biométhane maintient ce stockage à la température voulue.
L’eau chaude est produite à 70% par un chauffe eau solaire relayé par la chaudière au biométhane.
La climatisation utilise le réseau d’air de chauffage pour rafraîchir les parements intérieurs de l’habitation avec l’air frais obtenu par le principe du puits provençal.
La ventilation contrôlée est basée sur la dépression engendrée par la cheminée à vent, la cheminée solaire ou, en l’absence de vent ou de soleil, par un ventilateur électrique.
Les récupérateurs air/air ou eau/eau permettent de limiter les déperditions de chaleur dues aux effluents et aux rejets gazeux.
L’électricité est fournie par un aérogénérateur disposé dans la cheminée solaire et par un générateur thermique fonctionnant au biométhane. Ultérieurement, une pile à combustible alimentée au biométhane (procédé actuellement en émergence) remplacera ces systèmes.
La régulation informatisée permet une automatisation des réglages et l’optimisation du rendement des systèmes. Par l’intermédiaire de sondes, de systèmes autorégulant, d’électrovannes et de clapets, les différentes fonctions sont analysées, contrôlées et régulées en temps réel par un programme informatique.


Le schéma technique d`un Héliogalbe familial

Des techniques respectueuses de l’environnement
Pour limiter l’impact environnemental du bâtiment

Les autres techniques particulières développées dans cette étude sont :
La phyto-épuration des eaux grises. Bassins de filtration plantés.
Le procédé de production de biométhane.
La production d’eau potable par captage sur les surfaces vitrées, stockage, distillation  solaire et minéralisation.
Le captage, le stockage, l’utilisation et l’infiltration en place des eaux de pluie.
Les toilettes sèches (afin d’éviter de polluer inutilement de l’eau).
Le tri sélectif des déchets ménagers (conteneur, stockage et transport vers la déchetterie)  pris en compte dès la phase projet.


Les techniques : la phytoépuration

Des techniques respectueuses de notre santé
Pour limiter l’impact sanitaire du bâtiment

D'autres techniques particulières développées dans cette étude sont orientées vers la recherche d'un environnement intérieur sain :
Le contrôle des champs magnétiques et électromagnétiques.
La filtration de l'air à l'origine et à l'issue du puits provençal.
Les systèmes de surveillance et d'alerte de la qualité de l'eau et de l'air intérieur.
La production d'eau potable par distillation solaire de l'eau de pluie.


Les techniques : le puits provençal



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EXTRAITS DES CAHIERS TECHNIQUES DU PROGRAMME
Données et principes techniques

QUATRE AXES DE RECHERCHE
1  Une architecture économe en énergie      3  Une conception écologique
2  L'utilisation des énergies renouvelables     4  Le confort et l'automatisation


Les façades
La façade sud est réservée à la capture des calories solaires, très peu à la pénétration de la lumière.
Son inclinaison est calculée suivant un angle solaire de 35°, intermédiaire entre le solstice d'hiver et les équinoxes d'automne et de printemps pour la latitude prise en compte (44°Nord).
Regroupé sous une “façade rideau” inclinée à 55°, les capteurs sont de différents types (voir fiche technique 2.7 Principes solaires) :
-Héliothermiques pour la production d’air chaud.
-A circulation de fluide pour le chauffage de l’eau et pour la distillation et la production d’eau potable.
Les façades est et ouest, complémentaires à la façade sud pour les apports solaires passifs, reçoivent les principaux ouvrants. Ces façades doivent pouvoir être protégée des vents d'est ou d’ouest. Cette protection est à envisagée sans atténuer la fonction d’éclairage du volume, elle doit être translucide.
La façade nord est borgne. Un puit de lumière éclaire les pièces nord essentiellement de services ou techniques.



La tour technique, les cheminées
L’emplacement idéal pour stocker les calories est le centre du volume habitable.
Relier dans sa partie haute aux surfaces de captage, la “tour technique” intègre le stockage qui se compose de galets de rivière empilés dans un volume thermiquement isolé. Ce volume est un silo habituellement destiné au stockage de produits agricoles. Il accueillera l’ensemble des systèmes techniques de la maison.
Ses dimensions sont essentiellement conditionnées par celles imposées pour le stockage qui, plus grand, offrira plus d’autonomie.
Il s’agit donc d’un volume cylindrique de 2.00ml de diamètre par un minimum de 6.00ml de hauteur pour les plus petits modèles.
Les souches de cheminées et les sorties hautes de ventilations sont regroupées sur la toiture de la tour technique. Cela présente l’intérêt pratique de regrouper tous les systèmes techniques, ainsi que de n’avoir qu’une seule trémie dans la couverture végétalisée. Simplification de la mise en œuvre et réduction des risques de fuites.   


Les techniques : le chauffage solaire

Le contrôle des déperditions
L’entrée principale de la maison est constituée d’un sas qui, comme les principaux ouvrants est protégé des vents dominants.
Les conduits de fumées et extracteurs d’air sont équipés d’échangeurs afin de récupérer des calories d’ordinaire rejetées.
Les entrées d’air de ventilation sont raccordées au puits provençal qui assure un air préchauffé en hiver et frais en été.
Les évacuations des bains et douches sont dirigées vers un échangeur afin de préchauffer le circuit d’eau chaude.


La production de biométhane :
L’énergie complémentaire renouvelable choisie est un gaz. Il est obtenu à partir de la transformation de matière organique en diverses substances chimiques lors de la fermentation anaérobique au cours d’une chaîne de dégradations successives grâce à de nombreuses espèces de bactéries, d’où le terme de méthane biologique ou biométhane.

Les techniques : le biométhane

La matière organique (ou biomasse) nécessaire sera obtenu par culture d’une plante aquatique très prolifique L’Eichornia crassipes ou jacinthe d’eau. Cette hydro culture ayant en outre une fonction d’épuration des eaux grises du hameau.
La récolte automatisée des plantes les conduira vers un hachoir avant de les introduire dans un digesteur en continu.
Cette “digestion” des jacinthes d’eau fournira un gaz, substitut au gaz naturel, contenant de 60 à 80% de méthane. De plus la boue qui reste après fermentation est un fertilisant utile, car elle a gardé la plus grande partie de l’azote, tout le phosphore et d’autres minéraux.
Avant d’être stocké dans un gazomètre souple (système le plus simple à mettre en œuvre), il est souhaitable d’épurer le biométhane.
Il contient, outre le méthane (CH4), 15 à 35% de gaz carbonique (CO2), 1 à 3% d’hydrogène (H2), ainsi que pour des proportion de moins de 1% de l’oxygène (O2), de l’oxyde de carbone (CO), de l’azote (N2), de la vapeur d’eau, et de 1 à 5% de gaz divers (H2S, NH3, CnH2n …).

Epuration du biométhane
Le gaz épuré par les moyens indiqués ci-après arrive à 95% de méthane et devient tout à fait comparable au gaz naturel. La combustion, le réglage des brûleurs, le pouvoir calorifique sont à considérer comme équivalents (7600 kcal/m3 pour le biométhane épuré et pour le gaz naturel de Lacq ou de Groningue contre 5130 kcal/m3 pour le biométhane à 60% de CH4).
-Le gaz carbonique : Il n’empêche pas la combustion du méthane mais son élimination permet de diminuer le volume de stockage. Le plus simple est de procéder à un lavage du gaz à l’eau. Le gaz carbonique est très soluble (878 cm3/l à 20°) alors que le méthane l’est très peu. Afin de ne pas gaspiller l’eau, un système permet de la recycler avec simplement quelques pertes par évaporation.
Le principe de base est simple, on “relave” l’eau par une insufflation d’air et le gaz carbonique la quitte avec l’air. Ce gaz carbonique mélangé à l’air servira à enrichir l’atmosphère de la serre d’hydro culture.
-L’hydrogène sulfuré : La combustion de ce gaz dégage de l’acide sulfurique. Très corrosif, sa présence est nuisible et elle sera évitée. Le lavage à l’eau précédemment évoqué dispense d’une épuration supplémentaire, l’hydrogène sulfuré étant encore plus soluble que le CO2 dans l’eau (2,6 dm3/l à 20°)  
-La vapeur d’eau : il est essentiellement quand on veut comprimer le méthane d’éliminer la vapeur d’eau car le cycle de compression/détente fait condenser une grande partie de l’eau et contraindrait à vidanger les tuyauteries très fréquemment. Le moyen le plus facile d’extraire l’eau est de la faire condenser.

       
Les techniques : le biométhane utilisations

Les utilisations du biométhane sont multiples :
-La production de chaleur ; en appoint au chauffage solaire, pour l’eau chaude sanitaire et pour la cuisson des aliments.
-La production de froid à l’aide d’un réfrigérateur à gaz.
-La production d’électricité soit par une génératrice couplée à un moteur thermique fonctionnant au biométhane soit en l’utilisant en remplacement de l’hydrogène pour alimenter une pile à combustible.
-La production de force avec un moteur thermique (Scie à bûche…).
Après compression à haute pression (200 à 300 kg/cm2) le gaz occupera 5 fois moins de volume. La consommation d’énergie pour cette opération sera de l’ordre de 20% du gaz stocké avec un compresseur à trois ou quatre étages selon la pression désirée. Ces équipements (compresseur et bouteilles) adaptés au biométhane sont disponibles sur le marché.
-L’utilisation comme carburant pour les automobiles du hameau est alors envisageable après une adaptation des véhicules identique à celle pour le gaz naturel.




Le contrôle des champs magnétiques et électromagnétiques.
La conception des installations électriques tiendra compte des phénomènes magnétiques et électromagnétiques.
Les organismes vivants se sont adaptés au champ magnétique naturel terrestre (la terre est un gigantesque aimant).
Par contre, les ondes électromagnétiques émises par les appareils et les circuits électriques sont des signaux étrangers à la physiologie des organismes vivants. Lors d’une variation de l’intensité de ces ondes, l’organisme doit s’adapter pour ne pas remettre en cause sa propre organisation et cette correction implique une dépense énergétique qui peut provoquer un véritable stress.
Conventionnellement et d’après les ouvrages d’électrotechnique, le corps humain a une résistance équivalente à 2000 ?. Ce qui implique qu’un champ électromagnétique généré par le passage d’un courant dans un circuit sera “ressenti” par l’organisme.
Ce qui peut poser problème n’est donc pas l’existence du champ électromagnétique, mais ses écarts et ses brusques changements.
Exprimé en nano tesla, nT (le Tesla étant l’unité de mesure d’induction magnétique) le seuil de dangerosité serait de 1000 nT.
Les installations électriques seront donc conçues en fonction de ces données.
-Les circuits seront disposés “en parapluie” ou “en arête de poisson” plutôt qu’en boucle ou en cercle.
-Les disjoncteurs, colonnes montantes et compteurs éventuels seront disposés sur la paroi sud, si possible à l’extérieur, de manière à provoquer une déflexion des champs magnétiques induits par le champ magnétique terrestre vers le sud et donc vers l’extérieur du bâtiment.
-Des disjoncteurs et des lignes séparées seront prévus pour les appareils toujours sous tension.
-Les autres circuits seront équipés de disjoncteurs de réseau ou interrupteurs de courant minimum à réarmement automatique, c’est à dire des dispositifs qui, en l’absence de charge électrique, déconnectent le circuit de la ligne d’alimentation.
-Enfin, l’installation de mise à la terre, obligatoire selon la norme française NF C 15-100, qui sert à protéger contre les contacts indirects et permet le fonctionnement correct des dispositifs de protection de type différentiel, sera connectée au dispositif de dispersion qui doit permettre d’obtenir une résistance inférieure à 10?.
-Pour des raisons budgétaire, seules les lignes sous tension permanente seront réalisées avec des câbles blindés (présence d’un film de polyester aluminium positionné entre les câbles et la gaine). Ce blindage sera relié au dispositif de dispersion de façon indépendante du circuit de mise à la terre.



Extraits de l'étude préliminaire élaborée par Philippe Protat
Remerciements pour leur soutien à :
Auguste Galia (dessinateur) et Christophe Jaillet (Architecte DPLG)


Pour tous renseignements complémentaires et tous commentaires sur ce dossier  (contactez-moi maintenant...).


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Annexe
HQE®   HAUTE QUALITÉ ENVIRONNEMENTALE


* La démarche haute qualité environnementale selon l'ADEME

La définition proposée par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) est la suivante :

Un bâtiment conçu, réalisé et géré selon une démarche de qualité environnemental possède toute les qualités habituelles d’un bâtiment (d’architecture, de fonctionnalité, d’usage, de performance technique…) mais dans des conditions telles que ses impacts sur l’environnement sont durablement minimisés à toutes les échelles, depuis l’ambiance des espaces intérieurs jusqu’à l’échelle de la planète, en passant par ses abords immédiats, et à toutes les époques, depuis l’extraction des matières premières qui ont servi à sa fabrication jusqu’à sa démolition.

Les 14 cibles de la Haute Qualité Environnementale établies par l’Association HQE®  définissent une méthode.

Liste des 14 cibles de la HQE

Cible 1. Relation harmonieuse du bâtiment avec son environnement immédiat
1. Utilisation des opportunités offertes par le voisinage et le site
2. Gestion des avantages et désavantages de la parcelle
3. Organisation de la parcelle pour créer un cadre de vie agréable
4. Réduction des risques de nuisances entre le bâtiment, son voisinage et son site

Cible 2. Choix intégré des procédés et produits de construction
1. Adaptabilité et durabilité du bâtiments selon l’état du bâtiment et son évolution   d’usage.
2. Choix des procédés de construction (manière dont on réalise la structure du bâtiment etc.)
3. Choix des produits de construction (matériaux et composants)

Cible 3. Chantier à faible nuisance
1. Gestion différencier des déchets de chantier

Cible 4. Gestion de l’énergie
1. Renforcement de la réduction de la demande et des besoins énergétiques
2. Renforcement du recours aux énergies "environnementalement" satisfaisantes
3. Renforcement de l’efficacité des équipements énergétiques
4. Utilisation de générateurs propres en cas de recours à des générateurs à combustion

Cible 5. Gestion de l’eau
1. Gestion de l’eau potable
2. Recours à des eaux non potables
3. Assurance de l’assainissement des eaux usées
4. Aide à la gestion des eaux pluviales

Cible 6. Gestion des déchets d’activités
1. Conception de dépôts de déchets d’activités adaptée aux modes de collecte actuels/futurs
2. Gestion différenciée des déchets d’activités adaptée au mode de collecte actuel
3. Cette gestion fait appel au comportement des usagers ou, dans le tertiaire, à celui des  agents d’entretien

Cible 7. Entretien et maintenance
1. Optimisation des besoins de maintenance
2. Mise en place de procédés efficace de gestion technique et de maintenance
3. Maîtrise des effets environnementaux des procédés de maintenance

Cible 8. Confort hygrothermique
1. Permanence du confort hygrothermique (été/hiver)
2. Homogénéité des ambiances hygrométriques
3. Zonage hygrométrique

Cible 9. Confort acoustique
1. Correction acoustique
2. Isolation acoustique
3. Affaiblissement des bruits d’impact et d’équipements
4. Zonage acoustique

Cible 10. Confort visuel
1. Relation visuelle satisfaisante avec l’extérieur
2. Eclairage naturel optimal en termes de confort et de dépense énergétique
3. Eclairage artificiel satisfaisant en appoint de l’éclairage naturel

Cible 11. Confort olfactif
1. Réduction des sources d’odeurs désagréables
2. Ventilation permettant l’évacuation des odeurs désagréables

Cible 12. Conditions sanitaires
1. Création de caractéristiques non aériennes des ambiances intérieures satisfaisantes
2. Création des conditions d’hygiène
3. Facilitation du nettoyage et de l’évacuation des déchets d’activités
4. Facilitation des soins de santé
5. Création de commodités pour les personnes à capacités physiques réduites

Cible 13. Qualité de l’air
1. Gestion des risques de pollution par les produits de construction
2. Gestion des risques de pollution par les équipements
3. Gestion des risques de pollution par l’entretien ou l’amélioration
4. Gestion des risques de pollution par le radon
5. Gestion des risques d’air neuf pollué
6. Ventilation pour la qualité de l’air

Cible 14. Qualité de l’eau
1. Protection du réseau de distribution collective de l’eau potable
2. Maintien de la qualité de l’eau potable dans les bâtiments
3. Amélioration éventuelle de la qualité de l’eau potable
4. Traitement éventuel des eaux non potables utilisées
5. Gestion des risques liés aux réseaux d’eaux non potables


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